Mon parcours

Avant d’être conteuse, j’étais forestière et les arbres m’ont raconté des histoires. Avec mes enfants, j’ai attrapé le virus des contes. Il y a plus de 20 ans que Corine Nédélec, conteuse celte, m’a ouvert la porte de l’art du conte. J’ai commencé à raconter, dans la bibliothèque de mon village, puis dans les classes. D’autres bibliothèques, écoles et crèches ont fait appel à moi.
Formée au Centre Méditerranéen de Littérature Orale de 2008 à 2013 (formation longue, lutte contre l’illettrisme, 1001 nuits, formation de formateurs) ma boulimie de contes a encore augmenté.
J’ai partagé l’enseignement de Catherine Zarcate pendant 2 ans à « L’Atelier des lents/atelier d’élan », et ai également suivi des stages avec Michel Hindenoch, Françoise Diep, Pascal Quéré, Sylvie Delom, Jihad Darwiche, Pépito Matéo.
Je continue mon voyage au pays du conte et j’y mets mon énergie et ma gourmandise pour les mots et les images. De la crèche à la maison de retraite, dans les écoles, les festivals, bibliothèques, centres de loisirs, en journée ou en soirée, en salle ou en plein air, je conte avec un plaisir toujours renouvelé et partagé. Depuis quelques années je partage, dans le cadre des formations que je donne, mes connaissances et mon amour du conte.
Sites amis
Estelle Cantala : www.estelle-cantala.com
Compagnie Le Cri de la Miette : www.lecridelamiette.fr

Les sanglots et les rires des violons des tsiganes m’ont accompagnée au cours des saisons. Guidée par la sœur des oiseaux et son grand-père, j’ai passé une année auprès des fils du vent à écouter les oiseaux chanter, le vent souffler et les contes m’émerveiller. Dans une langue simple et poétique, les tsiganes m’ont offert leurs histoires et, à mon tour, je vous les transmets. Dans ce spectacle qui nous amène sur les chemins de l’est, de l’Inde aux Cévennes, nous rencontrons l’oiseau Tcharana, Phouvoush et de terribles ourmas.
Dans ce spectacle, les simples nous parlent et nous ensorcellent. Réveillant les savoirs populaires le romarin, le basilic, l’armoise et bien d’autres plantes soignent, consolent et racontent. Entre merveilleux et transmission, chaque histoire invite à écouter et redécouvrir la nature et ses pouvoirs magiques. « Sortilèges des simples » nous parle du pouvoir des plantes mais aussi de celui des femmes, soigneuses, sorcières ou trémentinaïres.
Il était une fois… des arbres qui parlent, qui protègent, qui nourrissent.
Au coin du feu on disait que quand Dieu a créé le monde, il a voulu un paradis terrestre.
« Au creux de l’oreille de sa sœur, Shéhérazade dépose les aventures du Prince Ahmed. Les mots coulent jusqu’au roi Shahryar et adoucissent son cœur pétrifié par la trahison, la colère et la violence. Le temps d’un souffle, vous voilà transportés au Moyen-Orient, doucement effleurés par les tissus colorés du souk, envoûtés par les mélopées de la contrebasse, ravis par la beauté des palais, le cœur plein de l’amour de Pari-Banou et du Prince. »
Il y a Yam, Pietrino, Aïcha, Nazredine, il y a des cigales, des poissons, des oiseaux, dont un merle qui a deux amoureuses, il y a aussi des ogres et des sirènes.
Le voyage a duré longtemps, vraiment très longtemps, et ce jour-là, l’homme s’est laissé surprendre par la nuit.
Un dragon terrorise le royaume, décime les armées du roi et assiège la ville.
« Les contes chinois » nous emportent là où un enfant se joue d’un vieux sage, un empereur tyran est berné, une vieille femme dupe un tigre et un jeune homme va chercher sa bien aimée dans l’autre monde. Ces récits, transmis de génération en génération, mêlent sagesse et malice, merveilleux et réalisme. Ils parlent de ruses et de bonté, d’épreuves surnaturelles et de leçons humaines : chacun révèle une facette de la culture chinoise — respect des ancêtres, goût de l’ironie, croyances populaires et force de l’amour.