Ateliers, Conférences contées, Formations
« … avant que donc d’écrire, apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
Nicolas Boileau (1636-1711) Il est certains esprits.
Ateliers de narration orale
Depuis 2011 je mène des ateliers de narration orale principalement en REP + dont l’objectif est d’aller vers l‘apprivoisement du langage et sa maîtrise.
Pour raconter une histoire, un conte il faut avant tout le comprendre. Ma priorité avec des enfants conteurs n’est pas qu’ils fassent « joli », mais qu’ils soient présents au (et dans) le conte, qu’ils se l’approprient, utilisent leurs mots et non ceux d’un auteur.
Je m’appuie sur les pédagogies de l’oralité : il n’est pas possible de lire et d’écrire sans maîtrise de la parole. L’écoute d’un conte est une première lecture par l’oreille. Le conte amène, peu à peu, les enfants vers le goût et l’envie de la lecture et de l’écriture et dans une progression dans toutes les matières, parce que les contes sont non seulement un support adapté à la maîtrise du langage, mais également une introduction aux sciences, à la nature et la vie sociale. De plus ils développent une écoute active.
J’ai rédigé mon mémoire de fin de formation longue, 2010-2013, au CMLO (Centre Méditerranéen de Littérature Orale) sur ce thème :
La littérature orale : un outil pour déclencher la parole.
Son efficacité avec des enfants en difficulté.
Au Festival de jeunes conteurs les enfants avec lesquels j’ai partagés mes contes ont obtenus 5 prix (sur 6 participations) :
Prix du public Marouane et Hafssa de l’école Joseph Delteil de Montpellier (2015 et 2018)
2ème prix du jury Lucie de l’école Fontcaude de Juvignac (2014) et Rayan école Joseph Delteil (2019)
Finale 2021 Abdallah école Joseph Delteil.

Conférences contées
Depuis 2016 j’interviens à l‘école de puéricultrices de Montpellier pour une intervention sur « Le conte et l’enfant ».
En quoi le conte peut avoir des applications dans la thérapie et quel répertoire choisir pour quel public.
Intervention également à la fac de l’éducation de Montpellier avec de futurs professeurs des écoles.
Formations
Je propose des formations à l’art du conte pour le public des petits et tout-petits.
Interventions auprès des conteuses « Les coccinelles » à Rodez et auprès des bibliothécaires de Cerdagne et Capcir.

C’est une nuit noire, la nuit des chats noirs, une nuit de tempête, les fantômes et les sorcières font la fête.
Quand j’étais petite, l’hiver ma Padrine me racontait des contes étonnants et merveilleux.
Laissons nous glisser dans le courant du fleuve et pagayons. La pirogue nous guidera à travers l’Afrique, d’une petite fille maline et têtue, à un oiseau aux pouvoirs extraordinaires et il y
Des contes gourmands, à déguster, à dévorer, à digérer.
C’est le soir de Noël, le père Noël est parti faire sa tournée.
En ce temps-là, il y avait des ogres et des ogresses, des gros, des gras, des jeunes, des vieux, des horribles et des terribles.
Prom’nons nous dans les bois,
C’est bientôt Noël. Tout le monde attend ce moment avec impatience.
Plongez dans le petit monde des insectes avec ce spectacle doux et malin pour les tout‑petits (18 mois–3 ans). Gestes simples, chansons courtes et marionnettes colorées font découvrir puce et pou fourmis piqueuses et coccinelles malicieuses.
Tout est blanc, couvert de neige, le silence recouvre la plaine après que l’homme soit passé et sa moufle ait laissé tomber. Une drôle de maison dans laquelle les animaux vont se tenir chaud.
C’est l’automne, Floflo et Nico vont ramasser des champignons dans les prés. Ils oublient l’interdiction d’aller dans la forêt où les couleurs sont si belles, les champignons si beaux et l’ogre si horrible…
En voiture, à pied, à dos d’âne, en ballon, en pirogue ou en train nous partons chercher de quoi faire le meilleur chocolat à travers le monde. Un voyage rythmé par des comptines dans la langue des pays traversés.
Quand on est une petite souris, on n’écoute pas toujours son papa et on veut savoir ce qu’il se passe, là haut, là où c’est tout noir.
Au bord du fleuve ou du marigot vivent les animaux. Éléphant, girafe, lion et zèbre pagaient sur la pirogue au rythme d’une berceuse congolaise. Au bord du marigot le croco se gave de canetons.
Dans mon jardin il y a un pommier et aussi un gros navet.
Il était une fois un enfant très gourmand du délicieux gâteau au chocolat de sa maman.
Doudou Lapin est perdu : Touti son meilleur ami s’est endormi et Doudou Lapin est tombé de la poussette… Comment vont-ils faire pour se retrouver ?
3 poulettes et un loup affamé,
Les sanglots et les rires des violons des tsiganes m’ont accompagnée au cours des saisons. Guidée par la sœur des oiseaux et son grand-père, j’ai passé une année auprès des fils du vent à écouter les oiseaux chanter, le vent souffler et les contes m’émerveiller. Dans une langue simple et poétique, les tsiganes m’ont offert leurs histoires et, à mon tour, je vous les transmets. Dans ce spectacle qui nous amène sur les chemins de l’est, de l’Inde aux Cévennes, nous rencontrons l’oiseau Tcharana, Phouvoush et de terribles ourmas.
Dans ce spectacle, les simples nous parlent et nous ensorcellent. Réveillant les savoirs populaires le romarin, le basilic, l’armoise et bien d’autres plantes soignent, consolent et racontent. Entre merveilleux et transmission, chaque histoire invite à écouter et redécouvrir la nature et ses pouvoirs magiques. « Sortilèges des simples » nous parle du pouvoir des plantes mais aussi de celui des femmes, soigneuses, sorcières ou trémentinaïres.
Il était une fois… des arbres qui parlent, qui protègent, qui nourrissent.
Au coin du feu on disait que quand Dieu a créé le monde, il a voulu un paradis terrestre.
« Au creux de l’oreille de sa sœur, Shéhérazade dépose les aventures du Prince Ahmed. Les mots coulent jusqu’au roi Shahryar et adoucissent son cœur pétrifié par la trahison, la colère et la violence. Le temps d’un souffle, vous voilà transportés au Moyen-Orient, doucement effleurés par les tissus colorés du souk, envoûtés par les mélopées de la contrebasse, ravis par la beauté des palais, le cœur plein de l’amour de Pari-Banou et du Prince. »
Il y a Yam, Pietrino, Aïcha, Nazredine, il y a des cigales, des poissons, des oiseaux, dont un merle qui a deux amoureuses, il y a aussi des ogres et des sirènes.
Le voyage a duré longtemps, vraiment très longtemps, et ce jour-là, l’homme s’est laissé surprendre par la nuit.
Un dragon terrorise le royaume, décime les armées du roi et assiège la ville.
« Les contes chinois » nous emportent là où un enfant se joue d’un vieux sage, un empereur tyran est berné, une vieille femme dupe un tigre et un jeune homme va chercher sa bien aimée dans l’autre monde. Ces récits, transmis de génération en génération, mêlent sagesse et malice, merveilleux et réalisme. Ils parlent de ruses et de bonté, d’épreuves surnaturelles et de leçons humaines : chacun révèle une facette de la culture chinoise — respect des ancêtres, goût de l’ironie, croyances populaires et force de l’amour.